Alon Kosé Ensemb’!

pou chang’ la Réunyon!

Tout simplement Joel Personné.Réunionnais de “père en fils”, j’ai du , comme beaucoup de créoles, quitter mon île pour ailleurs, pour apprendre, pour faire mes première expériences, pour grandir. J’ai passé nombreuses années à traverser des mondes différents mais toujours centrés sur l’action publique et l’intérêt général. Mes activités professionnelle m’ont longtemps interdit tout engagement politique. Cela m’a laissé le temps, sans préjugés politiques, de mieux intégrer les problématiques des territoires. Aujourd’hui, je suis me investi auprès du mouvement Place Publique à La Réunion avec une conviction profonde que:

Pendant longtemps, j’ai observé nos débats politiques locaux – fragmentés, bruyants, mais souvent creux. Nous avons d’un coté, les intellos qui théorisent, de l’autre, les politiciens qui promettent quand il ne manipulent pas, les élus qui tant bien que mal, gèrent ce qui peut l’être et au bout de la chaine, les citoyens qui soupçonnent.

Mais où était l’espace où on pouvait vraiment penser ensemble, sans calcul électoral, sans dogmatisme idéologique, sans cette fatigue permanente qu’infligent les faux débats ?
Un jour – peut-être lors d’une énième réunion politique, ou en lisant une énième tribune stérile – j’ai compris que j’avais le droit de créer cet espace moi-même. Pas pour prêcher. Pas pour gagner. Mais pour explorer les vrais questions : Comment vivons-nous réellement ? Qu’est-ce que nous voulons? Qu’est ce qu’il est réellement possible ? Que pourrait-on construire ensemble.
Et si on osait ?

Ce qui me légitime à le faire

Je ne prétends pas être un expert détenant les vérités. Je suis quelqu’un qui lit, qui écoute, qui se trompe, qui apprend. Mes légitimités sont modestes mais réelles : j’ai travaillé sur les territoires, pour créer de meilleurs conditions de vie , d’habiter, de travailler; j’ai côtoyé des entrepreneurs, des paysans, des jeunes sans emploi, des associations qui refusent de baisser les bras pour le bien social, le vivre ensemble, contre l’indignité
Surtout, j’ai une obstination : celle de refuser que nos réalités réunionnaises restent invisibles, que nos capacités créatives se gaspillent en débats stériles, que notre jeunesse reste prisonnière d’un système pensé ailleurs.